Portrait d’un roman jeunesse : « La guerre aux imposteurs est déclarée ! »
- Titre : Le jour où le monde est devenu bizarre
- Autrice : Marie Pavlenko
- Illustration de couverture : Barbara Brun
- Éditeur : Flammarion jeunesse
- Parution : 15 janvier 2025 (édition française)
- Format : 24,4 × 29,7 cm, 232 pages, roman broché
- Catégorie : Roman
- Public : dès 9 ans (9 – 12 ans)
Le pitch du roman
Voici le texte éditorial de la 4e de couverture :
« Dans le village d’Aaskell, on adore les prénoms vikings. Sinon ? Sinon rien. On s’y ennuie à mourir. Alors quand Aaskell se réveille un matin et comprend qu’il a été expulsé de son corps, c’est la panique. Comment récupérer ce qui lui appartient ? Il va avoir besoin d’une bonne dose de sang-froid (pas évident) et de son formidable chat Marcel pour élucider ce mystère.
La guerre aux imposteurs est déclarée ! »
Le jour où le monde est devenu bizarre est un roman original et hilarant de Marie Pavlenko, autrice à succès de Je suis ton soleil, Un si petit oiseau, Et le désert disparaitra.
Mon avis
Dans ce roman drôle et riche en rebondissements, nous suivons Aaskell, un jeune garçon sensible et isolé. Harcelé par Odin et éloigné de sa meilleure amie Leila depuis la crise de folie inexplicable de sa sœur adorée, Frida, sa vie bascule le jour où il se retrouve « en gazéité » – hors de son corps – tandis qu’un mystérieux imposteur prend sa place. Seul Marcel, son chat extraordinairement intelligent, peut le voir et l’aider dans cette quête rocambolesque pour retrouver son enveloppe corporelle.
L’autrice tisse avec humour et finesse les thèmes chers aux jeunes lecteurs : amitié, solidarité, harcèlement scolaire, premiers émois, tout en glissant quelques extraterrestres dans l’aventure. La plume vive et fluide de Marie Pavlenko offre un très bon moment de lecture pour les 9 -12 ans.
Un extrait du roman
D’habitude, quand je me réveille, la couette m’enveloppe, le matelas soutient mes fesses; je suis bien au chaud. Je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas envie de glisser un orteil au dehors.
Or, là, rien, à part une désagréable sensation de courant d’air froid, comme si je me tenais tout nu dans un long couloir entre deux portes ouvertes.
Un couloir à zéro degré.
Et puis, je l’ai vu.
Un garçon allongé à ma place.
Dans mon lit.
Ses cheveux s’emmêlaient sur mon oreiller et j’ai pensé : « Wouah, on dirait moi ! »
J’ai vite repris mes esprits. Un inconnu occupait mon lit ? Ça par exemple, il n’allait pas y rester longtemps !
– HEY ! j’ai hurlé.
Le garçon a remué dans son sommeil mais il a continué à rêver tranquillement. Il y en a qui abusent, hein. J’ai recommencé plus fort :
– Oh ! Tu te crois où ?
Il s’est retourné et j’ai vu son visage.
Et là, je vous promets, heureusement que je n’ai que treize ans et pas quatre-vingts, parce que sinon, je serais mort sur le coup foudroyé par une crise cardiaque.
Le garçon, c’était mon sosie.
Ma copie conforme.
À lire et écouter : la critique sur le podcast « La bibliothèque des ados » de France Inter
Vous pouvez acheter le roman en version PDF ou Epub sur les sites de librairies indépendantes. Je vous ai mis 2 liens externes : vous en trouverez davantage en consultant le site de Flammarion.
Sur le thème « Mystères et frissons », vous pourriez aimer cet article : Agence Perdido – Tome 1 – Les derniers retrouveurs de Victor Dixen.
